mercredi 5 août 2009
Happy birthday !
Un super week-end, prévu depuis longtemps, des émotions à l'avance, un planning à planifier, un long trajet... Et, à l'arrivée, ce super week-end.
Mon grand frère a fêté un âge important et il a organisé un long week-end chez notre Môman, avec toute la famille proche et ses amis. Ca été très réussi, on s'est bien amusé, on a bien mangé (c'est un euphémisme, là, en Alsace, vous imaginez ! On a même fait que manger et que parler de bouffe !!!).
Tout le monde était ravi et Môa aussi parce que ma Môman a été adorable, mais au bout de 24 heures, quand même... On ne se refait pas... mais j'ai enfin renoué avec ce qui me manquait tellement (sans me l'avouer auparavant).
Mon Amoureux a été époustouflé par L'Alsace et par La Maison de Famille, moi, j'ai vu l'attention que Ma Môman portait à cette maison à travers les moindres détails et aussi les arrangements qu'elle a entrepris. Elle s'en occupe, et c'est vraiment bien.
Voilà t'y pas que Mon Amoureux me déclare que la Normandie n'est pas une région aussi magnifique que L'Alsace ! Euh..., que dire ? Qu'il a raison, raison, raison...
Et en plus, il a fait un temps superbe !
Quelques photos...
mardi 2 décembre 2008
Trop personnel...
C'est fou comme je n'ai rien à dire, ni rien à dire chez vous. Vous, si fidèles...
Que pourrais-je dire ? Que j'ai changé mes meubles de place, que j'ai un nouveau canapé, que Mon Amoureux y est pour beaucoup, qu'il me tient compagnie chaque soir, qu'il me prépare un petit dîner les soirs où je ne bosse pas, qu'il est adorable, que je m'étonne moi-même, que Ma Puce me ravie avec ses bonnes notes, que mon père va venir fêter Noël avec nous, que j'ai peur mais que je suis confiante ?
Que pourrais-je dire d'autre, qui ne soit ni trop personnel ni trop douloureux ? Rien d'autre, sinon cela serait trop douloureux et trop personnel...
vendredi 21 décembre 2007
Ressentis...
Deux semaines difficiles avec des contrariétés mais surtout des angoisses pour ma Puce. Des soirées à discuter, crier, menacer, comprendre, aimer, concilier, pleurer, dialoguer, déprimer, culpabiliser, compatir, accepter, mais avec la certitude d'être dans le vrai malgré des avis négatifs.
Tout cela avec le sentiment d'être un peu paumée et un peu seule. Non, ce n'est pas vrai, que dis-je, je n'ai pas été toute seule, pas du tout. Je n'ai plus de famille proche, assez proche pour que je me confie et pour m'aider, mais j'ai Mon Amoureux qui a été, ces derniers jours, une aide et un soutien très précieux pour moi et pour ma fille. Il a sacrifié quelques soirées de tranquillité pour les passer avec elle, pour lui faire mieux comprendre ce que je lui disais et que je le disais pour elle, rien que parce que l'aimais. Il a été son confident, son complice et le mien, tout en même temps ! C'est un amour, et j'ai la chance que ce soit le mien...
J'ai pris de bonnes décisions qui ont porté leurs fruits rapidement, j'ai eu une mauvaise idée que j'ai réussi à rattraper in-extremis, j'ai fait tout pour "gérer" et j'y suis arrivée ! J'espère juste que ça va durer...
Je dois vous dire que je suis épuisée, que je n'ai rien "préparé" pour Noël (qui a dit que ça m'arrange ?...), que j'ai un nœud au milieu du dos qui me paralyse, que j'ai juste envie de me laisser "porter" par Mon Amoureux (qui va assurer, comme d'hab...), de me rouler en boule comme les chats, de rêver et d'être (un peu) fière de moi. Pour une fois...
J'ai déjeuné avec mon père mercredi dernier dans un resto à tomber par terre, comme il sait en trouver. D'ailleurs, Ma Puce et moi on a eu du mal à s'en relever ! J'ai alors appris que ma mère venait à Paris passer Noël avec mon frère (euh, non, avec son fils...), qu'elle avait proposé à mon père de venir une journée (pas question de rester plus longtemps et c'est elle qui décide, non mais !), et j'ai eu la confirmation que je n'existais pas, plus... Mais cette année, je m'en fiche, j'ai tout pour être heureuse et surtout pour être heureuse loin d'elle et de ses reniements envers moi. Bientôt, je prendrais mon téléphone et je lui dirai tout ce qui me dérange et que je ne veux plus. Ouais, je vais y arriver !
J'ai deux amours, Paris et... Non non, ce n'est pas ça du tout ! Je recommence, j'ai deux amours, Ma Puce et Mon Amoureux.
Dur dur de trouver une photo...
Peut-être celle-ci sur l'idée de se rouler en boule...
Ca semble super chouette !
mardi 4 décembre 2007
Chien ou chat ?
Il y a quelques temps maintenant je me suis rendue compte que j'ai toujours aimé les chats.
Je ne le savais pas pendant mon enfance. Ben non... "on" avait un chien, qui me mordait de temps à autre, qui me piquait mon goûter régulièrement mais que je croyais aimer.
Un chien reste fidèle à un seul maître, qu'il soit un bon maître ou qu'il le batte quotidiennement... Ce que je n'ai jamais compris... Est-ce pour cela que je n'ai jamais raconté que notre chien mangeait mon goûter ou qu'il me mordait ? J'avais trop peur des conséquences pour lui (ou pour moi ?).
Dans mon enfance, je ne savais pas ce qu'était un chat, je n'en avais jamais fréquenté. Je savais juste que j'avais peur des chiens mais que j'éprouvais une compassion certaine envers tous les animaux.
Bien plus tard, vers mes 24 ans, j'ai rencontré un chat. Un chat très spécial, caractériel aurait dit certains. Mais un chat qui m'a adoptée, au bout de trois jours de miaulement, de "planquage" sous une étagère, sans manger, sans faire ses besoins ! Il a tout à coup surgi d'en dessous l'étagère, a grimpé sur ma jambe et est venu se lover sur mon épaule, pour téter mon oreille... C'était parti ! Il n'a jamais accordé sa confiance à quelqu'un d'autre. C'était moi et personne d'autre. Tous mes amis le détestaient. C'est vrai qu'il était très sauvage et pas vraiment sociable.
Quand je l'ai confié à mon père pour deux semaines, il a disparu dans son jardin et je ne l'ai jamais retrouvé...
(J'ai cherché désespérément une photo à scanner mais pas moyen de mettre la main dessus ! Qui a dit que j'étais bordélique ?...)
Quelques années après, la présence d'un chat me manquait terriblement. Ayant une grande maison à cette époque (j'ai toujours pensé que même un chat a besoin de sortir), j'ai craqué lors d'une excursion en Bretagne avec Ma Tatie et Ma Puce. On est allées chez un potier, perdu au fond de la Bretagne, ami de Ma Tatie, possesseur de deux femelles chat qui venaient de mettre bas le même jour, le premier mai ! On était fin juillet, les chatons gambadaient dans la nature, je n'avais qu'à choisir ! Mon idée était de prendre un chat noir. Moitié pour contrer la superstition, moitié pour préserver mes pulls... noirs ! Mais le seul chat noir se planquait sous les plantes et fuyait dès que je m'approchais. Pas trop cool...
Mon autre envie était d'un chat roux... Et la Petite Rousse présente chez le potier venait me faire des calins en se roulant sur mes baskets, déjà..., se laissait prendre dans les bras...
J'ai hésité, hésité... Je suis repartie sans chat puis j'ai enfin trouvé une liaison téléphonique avec ma maison de l'époque, j'ai demandé un assentiment et j'ai rappelé le potier lui annonçant que je revenais prendre la Petite Rousse...
De retour là-bas, il me tend un superbe panier de pêcheur en me disant qu'elle est dedans. Je prends le panier, le remercie infiniment et fais demi-tour quand il me conseille de vérifier si c'est bien le bon chat ! Ce que je fais et, là, en ouvrant le couvercle du panier, je vois TOUS les chatons mêlés les uns aux autres ! Six chatons au lieu d'un ! Ah... la bonne blague du potier !
Sur la route de retour chez Ma Tatie, je demande "comment on l'appelle cette petite roussette ?" Et là, Ma Puce, huit ans à l'époque, à l'arrière de la voiture, nous dit "on n'a qu'a l'appeler Fougère comme les plantes au bord de la route qui deviennent rousses à l'automne, comme elle".
J'ai halluciné ! Pour une petite banlieusarde, je n'ai jamais compris d'où elle avait sorti ça ! Et je ne savais même pas qu'elle savait ce qu'étaient des fougères.
Ma Fougère, tu es aimée de tout ton entourage (même si tu es un pot de colle ces derniers temps) ! On t'a choisie et tu nous as choisies. C'est comme ça qu'on rend des animaux heureux...
Je l'ai aussi confiée à mon père pour des vacances et elle est restée près de lui, très caline et profitant aussi du jardin sans jamais s'éloigner...
Et j'ai compris, en discutant avec mon père qu'il n'avait jamais aimé les chiens, lui non plus, mais qu'il adorait les chats.
Personne ne me détournera plus jamais de mes amours félines...
Mais quand même, je vous offre une photo "idyllique" d'une petite fille avec son chien:
PS : Je constate encore que j'ai un air désespérément triste sur cette photo... A deux ans environ...
Tout n'est qu'illusion...
vendredi 23 novembre 2007
Préparatifs de Noël
Il y a environ un an, j'ai annoncé à mon frère que nous allions passer Noël chez ma Tatie Préférée, ma Puce et moi (la Normandie et la Bretagne ne sont pas très éloignées). Mais qu'est-ce que je n'avais pas dis ! Apparemment, ça tombait juste au moment où il avait enfin décidé de consacrer Noël à sa Môman. Donc, il fallait que j'y aille en même temps que lui, avec Ma Puce. Pour moi, vu ce qui s'était passé l'année précédente (huit heures de route sous la neige, en montagne, crispée, crevée et pas un bonjour, ni une bise lors de mon arrivée...), j'avais juré de ne jamais remettre ça et surtout pas l'année suivante. Lui, il revenait de voyage, cette année. Bien cool ! Et bien "pas au courant" !
Après de nombreuses explications sur mon choix, j'ai laissé tomber car, en fait, j'ai choisi et c'est tout. Et oui, l'année dernière, j'ai compris que mon choix était le plus important et que je n'avais pas à me soumettre à celui de mon frère.
Depuis, l'éloignement avec mon frère, alors qu'on est si proche, si semblable, si "en accord", si indulgent de la vie de l'autre, me surprend au delà du raisonnable. J'en suis abasourdie quand je sais que c'est un mec si intelligent, si "lumineux" (comme dit notre père), si sensible. Et ça me fait mal, si mal car je l'aime ce frère unique, je voudrais le lui faire savoir mais il y a toujours l'ombre de notre mère qui nous empêche de nous dire, simplement, toutes nos souffrances similaires et si dures.
Je pense souvent qu'il a plus souffert de "ce trop d'amour" qu'elle lui a donné que moi de "ce trop peu d'amour" qu'elle m'a donné...
Jamais, il ne sera d'accord avec le fait que j'ai souffert mais que je m'en suis "sortie", maintenant... grâce à mon réalisme et à ma persévérance.
Qu'est-ce que je voudrais qu'il en soit de même pour lui !
Je déteste cette photo où on pourrait croire que ma mère me regarde d'un oeil admiratif, ce qui est complètement faux ! En général, c'est mon frère qui était le point de mire de ses regards émerveillés ! Mais je constate que je suis la seule à regarder l'objectif en face...
Petite précision : je parle du Noël de l'année dernière ! Cette année, ce sera en Normandie, seule avec Mon Amoureux et nos deux chats (eh oui, une nouvelle venue que vous pouvez découvrir en photo ICI)
mardi 6 novembre 2007
Charlotte, l'épicière
Quand j'avais l'âge de faire des devoirs de vacances, je passais un mois dans la maison familiale avec mon cousin, sa mère et la mienne. Les pères respectifs étaient absents (boulot oblige, sans doute...). Durant tout le mois d'août, il était nécessaire de faire des devoirs, surtout pour des enfants, soi-disant, un peu en difficulté...
La maison de mon grand-père offrait de nombreuses classes... l'une au premier étage, "la chambre grise" qui possédait une table et l'autre au rez-de-chaussée, dans le "Salon Philippe" avec canapés, fauteuils et... table !
Toute la matinée était consacrée aux devoirs. Mon cousin avait droit à l'étage et moi au "Salon" (privilège ? Si oui, je m'en serais bien passée...).
Alors que, dehors, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, des cris et des bruits très étranges résonnaient dans toute la maison...
Vers midi, mon cousin et moi, enfin libérés, étions envoyés à l'épicerie du village pour chercher le pain. Il fallait descendre une grande pente puis remonter de l'autre côté une grande côte. En fait, c'était de l'autre côté d'un vallon.
On arrivait à "L'épicerie de Charlotte", on en faisait le tour juste pour glander puis on demandait le pain du jour. C'est à ce moment que Charlotte nous annonçait que la matinée n'avait pas dû être agréable, vu les cris qui avaient traversé le vallon et qu'elle avait bien entendus... Mon cousin et moi, on grommelait alors des trucs incompréhensibles et on repartait dans le rayon des bonbons pour remplir discrètement nos poches... Cette chère Charlotte ne nous a jamais officiellement surpris à piquer des bonbons, pendant toutes ces années... Elle était louche, non ? Ou était-elle très perspicace et compatissante ?
Je crois vraiment qu'elle a fermé les yeux pour essayer de compenser nos matinées "travailleuses et bruyantes"... (je ne vous raconte pas la difficulté et la honte que j'ai eu, quinze ans après, lorsque j'allais acheter mes cigarettes et, encore, le pain chez elle !)
De retour à la maison, il ne restait plus que la moitié du pain et mon cousin et moi n'avions pas vraiment faim...
C'est un truc que, une fois adulte, je n'ai pas compris. C'est-à-dire que moi en tant que parent en vacances, j'ai toujours préféré ficher la paix à Ma Puce pour profiter de mes vacances, au moins pour ça... Mais aussi pour qu'elle profite des siennes.
Vacances veut bien dire ne rien faire de ce qu'on fait pendant le reste du temps, non ?
Ben non, pas pour tout le monde...
dimanche 28 octobre 2007
Mon Voyage
Aujourd'hui, j'ai envie de dire, de m'exclamer même, que tout va de mieux en mieux, que tout va même super bien.
Je m'en suis rendue compte quand j'ai réalisé que je n'avais pas grand chose à dire à ma Voyageuse la semaine dernière. J'ai commencé par la bassiner avec des histoires d'insert, de chauffage et de travaux puis avec la déprime de ma Fougère (due à la disparition de Shana), bien réelle, malgré tout, d'après elle.
Puis quand, pour meubler, je lui ai annoncé que je n'avais rien à dire sur ma mère, à laquelle je n'avais pas pensé depuis plus d'une semaine, malgré mon opération du doigt (car j'ai longtemps eu l'habitude de l'appeler dès que j'avais un truc de travers), elle m'a fait comprendre que j'avais enfin réalisé que les gens qui n'ont rien à faire de moi ne m'importent plus, ne me tracassent plus, et que j'avais plus de plaisir et de joie à me consacrer aux personnes qui m'aiment. A ceux qui m'aiment tout simplement, pour ce que je suis et non à ceux qui ont toujours fait semblant pour la galerie familiale ou amicale.
Je tourne une page, mais une page importante, je ne peux pas le nier. Je sais que même si je suis passée à autre chose, ma porte affective est toujours ouverte. Sous certaines conditions, bien sûr. Non, ce ne sont pas des conditions, ce serait plutôt des ressentis. (Et je précise qu'un mail ne comporte aucun ressenti...)
Mais je suis, aujourd'hui, beaucoup plus réaliste, j'ai appris plein de choses et je ne me ferais plus avoir par des pardons de pacotille ou des "on n'en parle pas donc ca n'est jamais arrivé". Plus jamais je ne me laisserais abuser affectivement par Elle. Elle n'existe plus en tant que Mère soi-disant attentionnée (mère aimante, ça n'a jamais été le cas, quoiqu'elle en pense), qui ne m'a pourtant fait que des reproches ou des "remarques" sur ma façon de vivre en tant qu'adulte (je ne vous parle pas de mon enfance, c'était un condensé de manipulation affective, de violence physique et psychique...), et surtout en tant que maman de Ma Puce. C'est bien là qu'elle a perdu la "partie" qu'elle avait engagée contre moi, voulant "l'éduquer" comme elle en avait l'habitude, et en me montrant que je n'existais plus, moi sa fille, qu'elle n'a plus qu'une petite fille. Et bien, ce n'est finalement pas si mal, je n'ai plus la tête encombrée par des craintes et des rancœurs.
Ca y est, je suis presque débarrassée de mon enfance, je suis presque sereine, presque heureuse, plutôt bien dans ma peau.
Ca vaut une jolie rose, non ?
jeudi 6 septembre 2007
Miracle
J'ai l'impression d'être une petite fille, de celle qui espère sans cesse un miracle, du genre "je dois reprendre le boulot demain mais une fée clochette va me permettre de repartir en vacances !"
C'est-y que je crois aux contes de fées ? Nan nan, c'est sûr que non car je sais très bien que je n'ai jamais aimé ça, tous les dessins animés débiles de Walt Disney* qui faisaient croire aux fées et aux miracles me gonflaient ou me faisaient pleurer ! Je déteste les dessins animés (quand je pense que ma mère m'y a traînée toute mon enfance !)
Je me demande si ce n'est pas mon optimisme forcené qui me fait espérer LE miracle, genre "je gagne au loto demain", même si j'ai encore oublié de jouer cette semaine ! :-))
Quand je roule sur l'autoroute de Normandie, je pense à tout cela et je finis toujours par me dire que j'ai encore la tête dans les étoiles mais les pieds sur terre et, finalement, je crois que je suis saine d'esprit et bien dans ma peau !
Oui, ce soir, tard (!), je suis parfaitement heureuse. Avec quelques baisses de moral de temps en temps, bien sûr (je ne suis pas une extra-terrestre, non plus !) mais j'ai tout pour aller bien. Mes relations familiales se clarifient nettement (en résumé, plus (du tout) de relations avec mon frère que pourtant j'adore, des prémices de la part de ma mère (juste un gentil commentaire flatteur pour moi sur une carte adressée à Ma Puce), un papa qui m'appelle régulièrement et qui vient déjeuner avec moi tout aussi régulièrement et à qui je téléphone tout aussi régulièrement (ça change du coup de fil annuel !), une tante, Ma Tatie de Bretagne qui m'a téléphonée au moins cinq fois en un mois, même si je n'ai pas pu aller chez elle, et, même si c'est hors sujet, Ma Puce qui est Ma Puce à Môa.
Mes relations amoureuses se clarifient aussi à la vitesse grand V (mais elles étaient claires depuis un bail, genre six ans !), j'ai un Amoureux extraordinaire avec qui j'ai passé des vacances toutes douces et qui m'a étonnée (c'est important d'être étonnée !) et je sais que je suis amoureuse de lui.
Un petit miracle de la nature pour illustrer ce billet :
vendredi 6 juillet 2007
Je déprime...
Si, si, je vous assure, même ma voyageuse préférée a acquiescé quand je lui ai soumis l'idée, cet après-midi... Pour elle, ça vient de très très loin et ça dure depuis longtemps. Elle m'a parlé "d'affects dépressifs", j'ai rien compris... J'ai juste lu ce soir que "L'affect est une impression, un ressenti, une qualité émotionnelle."
Mais bon, je vous rassure, je ne considère pas ça comme très grave, juste que j'ai encore du boulot...
Et à propos de boulot, dans le vrai, j'ai eu une terrible déception ce soir, lors d'un RV avec la responsable de mon service qui, je le croyais dur comme fer, aurait dû nous accorder tout ce dont nous rêvions, mes collègues et moi pour le changement de statut (obligé), mais qui a dû se faire "briefer" par le DRH qui a juste un peu de haine vis à vis de nous (vous ne comprenez pas tout, c'est normal car c'est très compliqué et surtout très spécifique à la presse et que je ne veux pas en dire trop...). Bon, en résumé, j'ai rêvé de faire 4 heures de plus de boulot par semaine et de me reposer trois semaines de plus par an. Mais non, "ils" ne veulent pas !
Vous me trouvez prétentieuse ? Je vous rappelle que je n'ai presque jamais deux jours consécutifs de repos, que je bosse soit le samedi soir, soit le dimanche soir presque tous les week-ends, que je bosse le soir de Noël ou du Nouvel an, le 14 juillet, le jeudi de L'ascension, etc... Alors, oui, j'aime mon boulot, oui j'aime me coucher tard et me lever à 11 heures, oui j'aime partir en vacances plus souvent que la normale mais non, je n'aime pas bosser le dimanche soir, non je n'aime pas ne pas avoir de vrais week-ends, non je n'aime pas ne jamais être libre vers 19 heures pour aller au ciné ou au théâtre avec une copine, non je n'aime pas ne pas pouvoir aller en Normandie régulièrement faute de temps, non je n'aime pas... plein d'autres choses... mais j'ai pitié de vous !
Un truc que j'aime par dessus tout, c'est cela :
vendredi 15 juin 2007
Baccalauréat
(sujet d'actualité !)
Les études qui m'ont menée au Bac n'ont pas été très simples car, depuis la maternelle, j'ai eu ma mère sur le dos pour "réussir en classe". Et ce n'était pas un encouragement très chaleureux...
J'ai beaucoup peiné et puis j'ai redoublé ma seconde et, miracle, elle m'a alors proposé d'aller en pension à Strasbourg, à peine 70 Km. J'ai accepté l'idée plutôt facilement, me rendant compte que je serai alors moins souvent avec elle et qu'elle allait me "foutre la paix" cinq jours sur sept ! Le pied ! Mais j'avoue que c'est grâce à cette initiative que j'ai eu mon Bac et que j'ai fait des études. Ca m'a sauvée de l'enfer de fainéantise, de "j'men foutisme", de "j'sais pas comment réagir" dans lequel j'étais plongée. C'est le seul acte lié à ma scolarité qu'elle a bien fait...
Bref, je voulais vous parler du Bac, de mon Bac... De cette année terrifiante, en tout cas pour moi... Car j'avais enfin compris que je n'aimais pas ce que j'étais obligée d'étudier et, qu'après, je pourrais choisir. Choisir ce que j'aimais (et encore, j'étais trop immature pour vraiment savoir, sinon j'aurais choisi de faire Les Beaux Arts et pas une école de commerce...). Mais pour choisir et pour faire autre chose, il fallait l'obtenir, ce foutu Bac ! J'ai passé une année à stresser, à bosser, à douter, à cauchemarder (dans mes cauchemards, je me voyais à 25 ans encore en terminale, avec des élèves de plus en plus petits !), à somatiser (plein de maladies bizarres, de bloquages psychologiques, une spasmophilie mystérieuse), à "criser" jusqu'à l'examen.
J'ai dû passer l'oral mais, 14 points ça se rattrape les doigts dans le nez, d'ailleurs j'en ai rattrapé 36 (pffff, "ils" auraient pu me filer une mention "juste potable" !).
J'ai fait poireauter ma mère jusqu'en fin d'après-midi et puis je l'ai appelée et quand elle m'a demandé si je l'avais, j'ai dit "non, je l'ai raté" ! Hé hé ! On se venge comme on peut, hein ?!!! J'avoue qu'en entendant sa plainte désespérée, j'ai souri...
Le soir même, de retour chez moi, je suis sortie avec mon petit copain pour fêter ça et il m'a dit qu'il ne me reconnaissait plus, que j'étais bien plus détendue, rayonnante que pendant toute cette année...
C'est l'année la pire de ma vie, alors je plains tous les candidats au Bac, et je leur souhaite à tous de le réussir !
Edit :
Suite à certains commentaires, je précise que je n'ai pas passé le Bac "Légos et Playmobiles" ! Cette photo est bien plus antérieure à l'année de mon Bac ! Et je me demande pourquoi je souriais... Sans doute que je ne savais pas ce qui m'attendais !




















